Françoise Martres en partie relaxée dans l’affaire du « Mur des cons »

L’ancienne présidente du syndicat national de la magistrature, jugée dans l’affaire du « Mur des cons » a été condamnée pour injure publique, mais uniquement au préjudice d’un plaignant. 

Le jugement du « Mur des cons » est enfin tombé. Six ans après la polémique qu’elle avait suscitée, l’ancienne présidente du Syndicat de la magistrature Françoise Martres a été condamnée jeudi 31 janvier pour injure publique à l’encontre de Philippe Schmitt.

En avril 2013, une vidéo tournée par un journaliste de France 3 révélait des dizaines de photos de personnalités publiques, essentiellement de droite et d’extrême-droite, ainsi que de magistrats et de journalistes, accrochées sur un mur baptisé le « Mur des cons » par les initiés. Alors présidente de présidente du syndicat de la magistrature, la responsabilité de Françoise Martres est engagée. 

Parmi les plaignants, on retrouve notamment Patrick Balkany, Eric Woerth, Robert Ménard, ou encore Dieudonné et Nadine Morano. François Martres a été relaxée pour ces chefs d’accusation, mais condamnée pour préjudice au père d’une victime, le général Philippe Schmitt. Le général s’est retrouvé sur le mur après avoir bataillé pour une loi plus ferme contre la récidive, à la suite de l’assassinat de sa fille dans le RER D

  • Le mur de la honte. 

Pour injure publique contre à son encontre, l’ancienne présidente du syndicat de la magistrature a été condamnée à une amende de 500 euros avec sursis, et à verser 5 000 euros de dommages et intérêts, et 10 000 euros au titre des frais de justice. Le parquet avait requis sa relaxe.

L’affaire avait écorné l’image du syndicat et de la magistrature dans son ensemble. Aujourd’hui encore, la droite et l’extrême droite l’invoquent pour dénoncer la partialité supposée de certains magistrats. La magistrate avait, quant à elle, fait valoir que le « Mur » représentait un « exutoire » s’inscrivant « dans un climat extrêmement violent où les attaques contre la justice venaient du pouvoir exécutif » notamment sarkozyste.

Anna Mutelet avec AFP.

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